#  Les Français et leur maire : l’enquête électorale du CEVIPOF
**Date de l'événement :** 11/03/2026
* Publié le 11/03/2026

### Date
11/03/2026

## Chapô
**À quelques jours du premier tour des municipales, la première vague de l’Enquête électorale française (ENEF) dédiée aux Municipales 2026, menée par IPSOS pour le CEVIPOF de Sciences Po, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde offre un état des lieux précieux du rapport des Français à la politique locale. Réalisée auprès de 10 927 personnes du 27 février au 5 mars 2026, elle permet de dégager plusieurs tendances.**

_**[Consulter l’enquête en intégralité.](https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/etudes-enquetes/l-enquete-electorale-francaise-2026-elections-municipales/)**_

## Corps du texte
Attachement, confiance et optimisme : local 1 – national 0
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Les Français sont attachés à leur pays (74 %) ainsi qu’à leurs communes de résidence et de vote (63 % pour les deux). Ils ont confiance dans le maire de leur commune (69 % de confiance) et leurs conseillers municipaux (69 %). À l’échelle nationale, en revanche, si les députés tirent leur épingle du jeu (48 % de confiance), le Premier ministre et le président de la République n’inspirent pas confiance à leurs citoyens (respectivement 32 % et 23 %).

Les citoyens sont également plus optimistes à l’égard de l’avenir de leur commune (31 %) que de leur pays (8 %). la crise de la démocratie en France est confirmée, avec 45 % des répondants qui considèrent qu'elle fonctionne mal

Confiance, intégrité, proximité : qu’attendent les Français de leur maire ?
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La proximité avec les maires des communes est factuelle : la moitié des répondants ont été en contact avec leur maire depuis son élection, majoritairement dans la rue, chez des commerçants ou lors d’un événement public.

La confiance et l’intégrité sont également au cœur des relations des citoyens avec leur maire : les électeurs souhaitent avant tout que leur maire soit honnête (64 %) et tienne ses promesses (52 %).

Bilan positif pour les équipes sortantes
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Lorsqu’on leur propose un bilan du mandat écoulé, 72 % des répondants sont satisfaits de l’équipe sortante, bien qu’ils considèrent aussi que leur qualité de vie ne s’est ni améliorée, ni détériorée (50 %). 6 électeurs sur 10 souhaitent même que le scrutin de 2026 représente une victoire pour la majorité sortante, à l’exception notable des électeurs des communes de plus de 100 000 habitants, dont plus de la moitié espère une défaite.

Au niveau économique, bien qu’en recul par rapport aux municipales de 2020, le ressenti des citoyens reste positif. Ainsi, le montant des impôts locaux est jugé « élevé mais supportable » par 59 % des répondants (- 3 points versus mars 2020) et son utilisation appropriée (66 %, - 3 points versus mars 2020). Globalement, les habitants perçoivent la situation financière de leur commune comme étant saine à 72 % (- 5 points versus 2020).

Le scrutin municipal ne sera pas un vote de sanction d’Emmanuel Macron
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Si l’intérêt est fort pour ces élections (82 % des répondants), elles ne représentent pas pour les citoyens l’occasion d’exprimer leur soutien ou leur opposition au président et son gouvernement (pour 65 % des répondants). De même, l’opinion des électeurs à l’égard de la politique du président et de son gouvernement est l’élément qui pèse le moins dans leur vote (62 % n’en tiennent pas compte).

76 % des répondants comptent ainsi considérer en priorité la situation politique au niveau local mais aussi le programme des candidats (88 %) et leur connaissance de la commune (88 %) pour faire leur choix dimanche.

Local versus national : des priorités différentes
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Si à l’échelle nationale, les principales préoccupations des Français sont le pouvoir d’achat (54 %), la santé (46 %) et l’immigration (33 %), à l’échelle locale c’est le sujet de la sécurité qui guidera le vote de 44 % des électeurs, loin devant les services publics de proximité (28 %), le dynamisme économique (27 %), l’accès à la santé (27 %) ou les impôts locaux (26 %).

Le triptyque des préoccupations des électeurs en vue des municipales reste le même qu’en 2020. Cependant, leur hiérarchie a changé : le thème des services de proximité remonte en 1re place, celui de la sécurité et de la tranquillité publique en 2e place, tandis que l’environnement passe de la 1re à la 3e place.

Le duel des « extrêmes » largement gagné par le RN
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33 % des répondants souhaitent que les élections municipales soient au niveau national une victoire pour le Rassemblement national. Le RN est également le parti qui a la meilleure image (43 %) et dont les personnalités sont les plus appréciées (1re et 2e place pour Jordan Bardella et Marine Le Pen).

À l’échelle locale, c’est le parti des Républicains que les électeurs plébiscitent, bien que le Rassemblement national le talonne et progresse. Ainsi, 45 % des électeurs considèrent que ce serait une bonne nouvelle que les Républicains remportent les élections dans leur commune (contre 42 % pour le RN, + 12 points versus 2020) et 49 % qu’ils obtiennent des sièges au conseil municipal (contre 45 % pour le RN,+ 7 points par rapport à 2020).

Le parti le plus impopulaire est sans conteste La France insoumise, aussi bien en termes d’image (négative pour 84 %), d’intention de vote (82 % des répondants ne souhaitent pas que le parti dirige leur commune et 79 % ne souhaitent pas qu’il siège au conseil municipal), ou de personnalité (80 % des répondants n’apprécient pas Jean-Luc Mélenchon).

Identifié comme un parti d’extrême droite par 67 % des participants, le RN est pourtant le premier choisi par les répondants comme étant « proche de leurs préoccupations » (41 %) et « prônant une société dans laquelle ils souhaitent vivre » (37 %). Identifié comme un parti d’extrême gauche par 76 % des répondants, LFI est majoritairement identifié comme « dangereux pour la démocratie » (71 %) et « un parti qui attise la violence » (74 %). La polarisation n’est pas toujours une formule gagnante.

Cette vague pré-scrutin de l’Enquête Électorale Française confirme l’attachement durable des électeurs aux institutions locales et à leurs élus, qui contraste avec une défiance persistante à l’égard du système politique national. Elle sera suivie d’une deuxième vague qui sera publiée post-scrutin.

**Licence :** `#CC-BY-ND (Attribution, Pas de modification)` 

### Thématique
`#Démocratie` `#Municipales 2026` 

**Langue :** `#Français` 



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