# Le Brexit a-t-il relancé l'Union européenne ? 
**Date de l'événement :** 23/06/2026
* Publié le 23/06/2026

### Date
23/06/2026

## Chapô
**Dix ans après le référendum du 23 juin 2016, les commémorations du Brexit restent massivement centrées sur ses effets au Royaume-Uni, occultant une question pourtant décisive : qu'a révélé ce séisme sur l'Union européenne elle-même ? C'est précisément ce point aveugle que Sylvain Kahn, historien et géographe à Sciences Po, auteur de [l'Europe : un État qui s'ignore](https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782271120793-l-europe-un-etat-qui-s-ignore-sylvain-kahn/), entend combler. Son analyse montre qu'en dépit des craintes d'effet domino, l'UE a traversé l'épreuve en révélant une robustesse structurelle insoupçonnée. Le Brexit aurait-il, contre toute attente, renforcé la robustesse structurelle de l'UE et l'attachement des Européens à leur Union ?**

## Corps du texte
Le 23 juin 2016, le peuple britannique votait le Brexit d’une courte majorité par référendum. Le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord quittait l’Union européenne. Il y était entré le 1er janvier 1973, en même temps que la République d’Irlande et le Royaume du Danemark.   

### L’occasion d’une réflexion sur l’Union européenne  

Qu’est-ce qui est commémoré à l’occasion du 10e anniversaire de ce vote historique ? Depuis le début du mois de juin 2026, une tendance se dégage des enquêtes, reportages et analyses journalistiques : quels sont les effets du Brexit sur le Royaume-Uni, sa société, son économie, sa place dans le monde ? L’opinion britannique revoterait-elle dans le même sens aujourd’hui maintenant que le Brexit est une expérience vécue ? Sans surprise pour le chercheur, les termes posés dans le débat public par cette production reproduisent ceux des controverses des années 2016–2020, du début de la campagne électorale à la sortie effective de l’UE. À l’époque, commentaires et expertises s’opposaient de façon privilégiée sur l’impact à venir du Brexit sur le Royaume-Uni ; aujourd’hui commentaires et expertises s’opposent quasi exclusivement sur l’impact qu’a eu le Brexit sur le Royaume-Uni.    

En ce mois de juin 2026, on est frappé par le fait que la question de l’impact du Brexit sur l’Union européenne et les Européens n’est pour ainsi dire pas posée, ou si marginalement. Comme si, finalement, le Brexit était avant tout un événement britannique. La question avait d’ailleurs pu se poser dès 2016–2017 : le Brexit était-il d’abord une crise britannique ou une crise européenne ?   

Avec le recul, que penser d’un [trait dominant de l’air du temps du débat public d’alors](https://theconversation.com/le-brexit-nest-donc-pas-un-traumatisme-les-cassandres-de-leurope-ont-eu-tort-88918) : la crainte (pour ne pas dire la quasi-certitude) de l’effet domino qu’allait très probablement provoquer le vote britannique du 23 juin. Le risque était majeur que le Brexit n’ouvre la voie au Nexit, au Magyarxit, au Frexit, au Polxit… Le risque secondaire était que le départ du Royaume-Uni n’affaiblisse l’Union européenne, notamment son économie et sa place (ou son influence) dans le monde.   

L’amusant – et le lassant – furent les commentaires de la situation réelle. À partir du printemps 2017, les commentateurs durent bien constater que leurs craintes ne se réalisaient pas. Cela ne donna pas lieu à une analyse réflexive : « si cela ne s’est pas passé comme nous pensions que cela se passerait le plus probablement, c’est peut-être (sans doute) que nos paramètres de réflexion n’étaient pas les bons, et que nous gagnerions à revoir nos représentations et nos clichés sur l’UE, son fonctionnement, son histoire, sa fonction, sa signification pour les Européens. » Non, puisque l’UE est structurellement et congénitalement menacée de déconstruction, si même le Brexit ne l’a pas déconstruite, c’est qu’il y a eu un miracle, ou des nouveautés radicales et imprévisibles.   

Voici donc l’explication de cette commémoration focalisée sur la Grande-Bretagne : comme les stéréotypes sur l’UE vulnérable, improbable et structurellement désunie voire au bord de la déconstruction ont la vie dure, et qu’il n’est jamais agréable de reconnaître qu’on a fait fausse route, la question de ce que le Brexit nous apprend sur l’UE avec un recul de 10 années est peu posée durant ce mois de commémoration dans l’espace médiatique et le débat public.   

### Une robustesse structurelle de l’Union au-delà du Royaume-Uni  

Une deuxième raison rend compte de l’invisibilité de la question « comment le Brexit change-t-il l’UE et qu’est-ce que l’expérience du Brexit raconte sur l’UE ? » : comme si souvent s’agissant de l’histoire de l’UE comme de la vie politique de l’UE, les réponses qu'apportent les européanistes à cette question sont peu spectaculaires. Les grandes structures et les grands équilibres qui caractérisent la vie économique et politique de l’Union européenne n’ont pas été affectés, ou seulement à la marge, par le départ du Royaume-Uni. Comme les chercheurs qui étudient l’UE l’anticipaient raisonnablement, le départ d’un pays sur 28 allait forcément bien moins peser que le fait que 27 pays sur 28 étaient engagés dans l’association européenne. D’autant que ce pays, le Royaume-Uni, n’avait jamais cessé de demander des exceptions et des dérogations, bien plus que tout autre. Le départ d’un seul pays ne pouvait foncièrement modifier l’économie de l’ensemble, ni sa place dans le monde, ni sa politique étrangère.   
S’agissant de cette dernière, on assiste même depuis l’invasion de l’Ukraine à grande échelle par la Russie à une coordination poussée entre les politiques étrangères et de défense du Royaume-Uni et de l’UE. Cette tendance se renforce encore avec la politique de lâchage des ex-alliés Européens et de l’Otan par les Etats-Unis sous l’administration Trump II. Comme on pouvait s’y attendre raisonnablement, les Européens, très attachés à la mobilité des personnes avant le Brexit - pour l’étude, le travail, le tourisme, la retraite - continuent à l’être depuis sa mise en œuvre ; le Royaume-Uni ne fait simplement plus partie de leurs destinations privilégiées. La réciproque n’est bien entendu pas vraie : ceux des Britanniques qui étaient très attachés à la libre circulation en Europe ont dû y renoncer (les étudiants et les artistes sont cités comme les catégories les plus emblématiques, mais ce sont bien entendu tous les corps de métiers qui sont concernés par la demande procédurière et décourageante puis l’obtention obligatoire d’un visa de travail tous les ans et pour tout séjour de plus de trois mois)  ; c’est un problème ou une tristesse pour eux, pas pour les Européens.   

Logiquement, le commerce de biens et de marchandises entre les deux “pays” décline doucement régulièrement tout en restant important. Cette tendance démontre par l’absurde que l’institution d’un marché commun a des effets - cela tombe bien, c’est pour cela que les classes politiques et entrepreneuriales européennes l’ont patiemment construit avec assiduité dans la durée depuis l’entrée en vigueur de la Communauté du charbon et de l’acier (CECA) en 1952.  Cette tendance démontre encore plus les effets de la suppression des obstacles dits non tarifaires (réglementaires, normatifs, sanitaires, environnementaux, etc.).   

L’accord de commerce et de coopération (ACC) contracté entre le Royaume-Uni et l’UE en décembre 2020 garantit l’absence de droits de douanes (les “obstacles tarifaires”) mais ne porte pas ou très peu sur les obstacles non tarifaires au commerce entre les deux “pays”. Les normes législatives et réglementaires qui encadrent la production des biens ont donc - quoi de plus logique - tendance à diverger progressivement de part et d’autre de la Manche et de la mer du Nord. Et on ne parle pas ici du tracas et des lenteurs que provoquent mécaniquement le retour des procédures et des dossiers d’exportation et de passage en douane. Là encore, souvenons-nous : un ensemble (un marché) de 27 pays d’un côté ; un ensemble d’un seul pays de l’autre. Les producteurs européens souffrent certes un peu de la plus grande difficulté à exporter vers le Royaume-Uni qu’avant le Brexit, mais un peu seulement. Ils restent en effet bénéficiaires de l’immense marché de consommation qu’est l’Union européenne dont ils sont membres. Par ailleurs, ce n’est pas comme si les Européens dépendaient du Royaume-Uni pour se fournir, prenons quelques cas au hasard, en terres rares, en gaz, en data centers… A très peu de biens près, tout ce que les Européens achètent au Royaume-Uni peut être acheté ailleurs dans l’UE. On peut préférer se fournir au Royaume-Uni, et faire le choix d’importer ces fournitures en dépit des procédures et des rugosités ; mais les Européens ne sont pas dépendants des productions britanniques, ils ont le choix. Et, en plus, ils bénéficient des opportunités à l’exportation que leur offrent les accords de commerce international très ouverts et souvent bien plus fluides négociés par la Commission européenne au nom des 27 avec de nombreux pays dans le monde, notamment, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, les pays du Mercosur, mais aussi les pays limitrophes de l’UE comme la Norvège, la Suisse, la Turquie.    

Assez logiquement toujours, alors que les services financiers sont complètement hors du champ couvert par l’ACC, la City de Londres demeure le principal point fort de l’économie britannique. Alors que son rayonnement est mondial, elle continue de polariser le secteur de la finance européenne, même si celle-ci devient progressivement un peu plus polycentrique. Cinq ans et demi après l’entrée en vigueur du Brexit dans sa plénitude, on est surtout frappé par le soin pris de part et d’autre de la Manche et de la Mer du Nord à ne ni brusquer ni déséquilibrer cet état de fait, et à ne prendre aucune initiative qui pourrait être interprétée comme agressive.   

### Le retour de l’attachement à l’Union européenne ?  

D’une façon qui peut paraître bien contre-intuitive à celles et ceux qui anticipaient un effet domino, plusieurs enquêtes vont dans le sens que l’expérience des négociations aboutissant à l’accord de Brexit puis celle du Brexit vécu ont renforcé la valeur de l’appartenance à l’UE dans les opinions publiques. Dès 2020, par exemple, [l’Institut Jacques Delors diagnostiquait](https://institutdelors.eu/publications/opinions-publiques-europeennes/) que “une majorité d’électeurs de l’UE27 considèrent qu’ils tirent plus d’avantages de leur appartenance à l’UE et à la zone euro que s’ils n’étaient pas membres. Non seulement le Brexit a eu un effet limité sur la montée de l’euroscepticisme, mais l’opinion publique est devenue plus favorable à l’adhésion à l’UE dans tous les États membres depuis que le référendum britannique a eu lieu” (21.1.2020). 

Le [Sondage Pew Research de 2026](https://www.pewresearch.org/short-reads/2026/05/28/in-several-european-countries-eu-gets-more-positive-ratings-today-than-during-brexit-vote/) indique la permanence de cette représentation : 62 % des Européens (médiane sur 8 pays) ont une “image favorable de l’UE” en 2026, un niveau supérieur ou égal à celui de 2017. 

Ces résultats d’enquête convergent avec ceux du [Baromètre Cluster17/Le Grand Continent](https://cluster17.com/barometre-de-lopinion-publique-europeenne-pour-le-grand-continent-vague-4-9-pays-entre-attachement-a-leurope-et-craintes-geopolitiques-technologiques-et-sociales/) de décembre 2025 : 74 % des Européens (enquête réalisée en Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Belgique, Portugal, Pays-Bas, Croatie) souhaitent rester dans l’UE. Dans ce panel d’enquêtés, le Brexit est perçu comme un repoussoir : 63 % des Européens jugent qu’il a été négatif pour le Royaume-Uni.

### Comment le Brexit modifie l’histoire des crises de l’Union européenne   

Avec le recul, l’historien qui analyse le temps présent peut intégrer le Brexit dans l’histoire de l’Union européenne. C’est une histoire qui, au sens strict, est déjà longue de 75 années - trois générations. Le Brexit, au sens strict et à date, est celle d’une décennie. Au vu de ce qui précède, prendre en compte cette décennie du Brexit permet de proposer d’enrichir la périodisation des 75 années d’histoire de l’intégration européenne.   

Le Brexit figure un tournant. L’UE était confrontée à une série de crises depuis 2005 : rejet du traité constitutionnel européen, sentiment de déficit démocratique, crise des dettes souveraines et de la zone euro, attentats islamistes et guerre avec l’organisation de l’État islamique apparu en Syrie et en Irak, début de la confrontation avec la Russie de Poutine qui annexe la Crimée, crise migratoire de 2015. La représentation mainstream était que la construction européenne faisait partie du problème, voire était le problème. Et cela en dépit du fait que l’ensemble des acteurs politiques du régime politique européen mettaient en place des politiques publiques en réponse aux défis et problèmes auxquels étaient confrontées les sociétés et l’économie.   

Ainsi le TSCG, traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de la zone euro (appelé traité budgétaire) ; ainsi les trois plans d’aide à la Grèce ; ainsi l’accord UE Turquie sur les réfugiés venus du Moyen-Orient ; ainsi la mise en place d’une majorité parlementaire inédite pour un Green Deal. Aucune de ces créations politiques n’était parfaite ; des choix et des compromis étaient faits. Mais enfin, les acteurs de l’Europe politique, nombreux et divers, se sont mobilisés pour prendre en charge les problèmes, y répondre et aller de l’avant.   

Dans cette série, le Brexit fut perçu comme une crise, encore une, d’une nature telle – le premier rétrécissement de l’histoire de l’Union européenne connue pour ses élargissements – qu’il ne pouvait que révéler à quel point la situation de crise de l’UE était profonde et peut-être bien irrémédiable.    

Le système politique européen s’y révéla tel qu’en lui-même : robuste et fonctionnel. Les différentes institutions de l’UE et les femmes et les hommes qui les animent firent ce qu’ils savaient faire : du droit dans le cadre des valeurs des traités sur l’UE avec les outils que les États membres se sont donnés à eux-mêmes en les mutualisant depuis la Ceca et le traité de Rome. Comme à l’organisation mondiale du commerce, comme dans la négociation d’un traité de commerce international, comme dans la négociation de l’adhésion d’un nouvel État membre, les 27 gouvernements donnaient mandat à la Commission pour négocier, avec toute son expertise et ses qualifications, avec la patience et le respect d’une sorte d’État supranational que la puissance indiffère et que la justesse et l’intérêt général motivent.   

L’UE a été ressentie comme incarnée - en l’occurrence par Michel Barnier - humble, soudée, solide et efficace. Ce ressenti a bénéficié de l’effet de contraste avec l’image donnée par le gouvernement, le parlement et l’administration britanniques : impréparation, indétermination, désaccords internes, ressources et expertise lacunaires, désinvolture et arrogance. Cela n’enlève rien à la légitimité et à la solidité du vote du peuple britannique en faveur du Brexit qui, il convient de le souligner, n’a jamais fait l’objet de la moindre remise en cause ni de la moindre contestation ni du moindre soupçon de la part de la classe politique du reste de l’UE ni de ses habitants.   
Plus le Brexit était raconté comme une crise et un problème d’une ampleur exceptionnelle, plus l’UE comme ensemble et comme système apparaissait comme faisant partie de la solution. Le hasard a voulu que, au même moment, les Européens aient été confrontés à un choc externe d’une ampleur et d’une gravité authentiquement exceptionnelles : le Covid. Deux faits suffisent ici à l’indiquer : le confinement général de six à huit semaines à partir de la mi-mars 2020 ; la mort de près de 1,4 millions d’habitants de l’UE et de son système territorial. Plan de relance, bons du Trésor européen, achat de vaccins pour toute la population européenne : la mobilisation de la Commission européenne et de tout le système politique européen fut à la hauteur du choc. Les premiers réflexes de corporatisme stato-national (réquisition des cargaisons de masques par un pays de transit par exemple) firent long feu tant la demande citoyenne pour des solutions à l’échelle européenne était forte. Au passage, certains des acteurs du système politique européen - Commission, conseil (le parlement des États membres), parlement européen et Cour de justice de l’UE - inventent l’instrument qui va permettre de tordre le bras des gouvernements illibéraux qui s’attaquent à l’État de droit dans leur pays : la conditionnalité de l’accès aux financements du budget européen (dont le fameux et colossal plan de relance) au respect de l’État de droit.   

### L’Union européenne perçue comme solution depuis la pandémie de 2020  

De façon inattendue, la crise du Brexit et le choc du Covid ont clos la période ouverte en 2005 de l’UE comme problème. En 2020 démarre une nouvelle séquence dans laquelle l’UE fait partie de la solution voire est la solution. En même temps que les acteurs de l’Europe politique font face au choc inouï du Covid, tant bien que mal, dans l’improvisation permanente mais avec créativité, détermination et célérité, ils finalisent avec le calme des vieilles troupes le Brexit. Quelques jours après sa signature, l’accord de divorce à l’amiable (retrait du Royaume-Uni) entre en vigueur le 31 janvier 2020 ; l’accord de commerce et de coopération entre l’UE et le Royaume-Uni l’est le 25 décembre 2020.   

Le Brexit témoigne aussi, et peut-être surtout, de la plasticité de l’Union européenne et de son caractère post belliciste et a-impérialiste. Le soin pris à ne pas durcir le segment de la frontière UE–Royaume-Uni qui met en contact la République d’Irlande, État souverain membre de l’UE, et l’Irlande du Nord, État local membre du Royaume-Uni, en est le témoignage le plus prégnant et le plus singulier : pour éviter le retour des contrôles aux frontières sur ce segment, et préserver la fluidité de cette frontière devenue depuis les accords de paix du vendredi saint de 1998 une frontière de contact et non plus de séparation, l’Irlande du Nord reste de facto dans le marché intérieur de l’UE. Pour rendre cela possible, de façon totalement contre intuitive et tout aussi singulière, l’UE confie aux douaniers britanniques le soin de vérifier que les marchandises allant de Grande Bretagne vers l’UE par l’Irlande sont conformes à la réglementation européenne.   

Pour aller plus loin :   

Kahn Sylvain et Jacques Lévy. [_Le pays des Européens_](https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782738143280-le-pays-des-europeens-sylvain-kahn-jacques-levy/). Paris. Odile Jacob. 2019.  

Après le Brexit. (2022). _Revue d'économie financière_, (148), [https://shs.cairn.info/revue-d-economie-financiere-2022-4?lang=fr.](https://shs.cairn.info/revue-d-economie-financiere-2022-4?lang=fr)   

[Ten years on: What next for UK-EU relations? - UK in a changing Europe](https://ukandeu.ac.uk/reports/ten-years-on-what-next-for-uk-eu-relations/), 15 juin 2026

### Thématique
`#Europe` 

**Licence :** `#CC-BY-ND (Attribution, Pas de modification)` 

**Langue :** `#Français` 



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