# L’Assemblée générale de l’ONU est-elle encore à la hauteur ?
**Date de l'événement :** 07/09/2026
* Publié le 07/09/2026

### Date
07/09/2026

## Chapô
**Guerre au Moyen-Orient, effondrement du système d'aide humanitaire, aiguilles de l'Horloge de l'apocalypse rapprochées de minuit : la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies s'ouvre le 8 septembre 2026 dans un climat de défiance, avec un ordre du jour allant de la gouvernance de l'IA à la résilience côtière. Frédéric Ramel, professeur de science politique au Center for Global Security and Governance (CGSG) de Sciences Po et spécialiste du multilatéralisme, examine ce que ces textes révèlent de la place réelle de l'Assemblée dans un espace diplomatique devenu polycentrique. Concurrencée par les clubs restreints, les coalitions normatives et les régimes plurilatéraux, l'AGNU est-elle encore une institution centrale de l'ordre international ?**

## Corps du texte
Selon la célèbre formule de l’ancien Secrétaire Général Dag Hammerskjöld, « L'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis mais pour la sauver de l'enfer ». Avec l’ouverture de la 81e Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU), le 8 septembre 2026, cet objectif semble de plus en plus sujet à caution. Guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran bloquant les approvisionnements dans le détroit d’Ormuz. Sort oublié de Gaza dénoncé par 102 diplomates français et britanniques dans une tribune du Monde fin août 2026. Etiolement voire, pour certaines et certains, écroulement du système d’aide humanitaire suite, notamment, au démantèlement de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Ces quelques exemples traduisent une tendance au délitement de l’optimisme qui entourait la fin de la guerre froide. En janvier de cette année, les aiguilles de l’Horloge de l’apocalypse tenue par le Bulletin of Atomic Scientists ont encore été rapprochées de minuit, soit 85 secondes.   

Intitulée « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU au service de tous » cette 81e session présente un ordre du jour chargé. Elle comprend l’adoption de la Résolution A/81/150 ayant pour but de rendre plus opérationnel le Pacte pour l’avenir et ses deux annexes - le cadre pour la coopération numérique et la gouvernance de l’IA et l’engagement inédit pour la responsabilité intergénérationnelle - adopté il y a deux ans dans la même enceinte. Par ailleurs, d’autres textes sont au menu des discussions, notamment la Résolution sur l’action climatique, la déclaration commémorative relative au 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement ainsi que la résolution sur la résilience côtière eu égard aux menaces existentielles liées à la montée des eaux.   

Que se cache-t-il derrière ces textes ? Une marginalisation renforcée voire une insignifiance consacrée ? Beaucoup de bruit pour rien ? Une symphonie de déclarations vouées à sombrer dans le silence dès les projecteurs éteints après le départ des Chefs d’Etat et de gouvernement vers leurs capitales respectives à la fin septembre ? Comme les autres instances des Nations Unies, l’Assemblée générale est affectée par la concurrence d’autres cadres multilatéraux. Cette configuration la fragilise mais n’entame pas son différentiel majeur : rendre plus visibles certains enjeux et légitimer des causes. Cette 81e session est aussi la dernière avant la désignation d’un nouveau Secrétaire Général d’ici la fin de l’année.  

### Un des centres du multilatéralisme fragilisé  

Dans L’Archipel de la gouvernance mondiale (2012), le diplomate Alain Dejammet fait des Nations Unies l’île principale vers laquelle les énergies multilatérales se tournent. Bien que l’article 1er, § 4 de la Charte de San Fransisco, souligne qu’elles n’incarnent pas le centre mais « un centre où s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes », cette île principale incarne le mieux l’idée d’universalité. A cet égard, l’Assemblée générale en est l’emblème. Principal organe représentatif de l’ensemble des Etats (193 aujourd’hui), l’Assemblée subit l’essor de la diplomatie de clubs, du multi-bilatéralisme et, plus généralement, du hedging — qui conduit les États à investir simultanément différentes enceintes sans nécessairement les hiérarchiser. L’AGNU ne disparaît pas mais devient l’un des nœuds d’un espace multilatéral de plus en plus polycentrique.  

Un premier mécanisme réside dans la montée en puissance des clubs restreints de coordination. Le G20 en constitue l’illustration la plus manifeste. Depuis la crise financière de 2008, des questions déterminantes pour la gouvernance économique mondiale sont préalablement traitées par un groupe représentant environ 80 % de la production mondiale, avant que leurs résultats ne soient éventuellement réintroduits dans les institutions universelles. Le sommet des BRICS+ comprenant dix Etats en septembre 2026, avec une inclusion récente de l’Arabie saoudite ou de l’Indonésie notamment, renforce ce phénomène : les puissances émergentes disposent d’une enceinte alternative élargie pour coordonner leurs positions. L’enjeu n’est donc plus seulement de former une coalition dans l’Assemblée générale, à l’image du G77, mais de construire des positions politiques en amont et en dehors d’elle.  

Un deuxième mécanisme relève d’un plurilatéralisme normatif. [Les accords Artémis en offrent un cas particulièrement significatif](https://conference.sciencespo.fr/content/2026-04-13/mission-artemis-ii-guerre-froide-2-0-ou-nouvel-ordre-spatial_kZLsyucuIPUEblK76qNi). Initiés par les États-Unis en 2020, ils réunissent désormais plus de soixante-dix États depuis l’adhésion de la Turquie le 31 août 2026. Ils réaffirment les grands traités relatifs à l’espace mais organisent parallèlement un réseau d’États partageant des principes pratiques concernant l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique. Ici, les Etats-Unis définissent des principes, agrègent progressivement des participants, puis cherchent à transformer ces pratiques en standards internationaux. Le COPUOS (Comité des Nations Unies pour les utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique) et, indirectement, l’AGNU doivent ainsi composer avec un régime international spatial de plus en plus fragmenté.  

Un troisième mécanisme réside dans la constitution de coalitions normatives ad hoc. La Geneva Consensus Declaration on Promoting Women’s Health and Strengthening the Family, lancée en 2020, est révélatrice de cette logique. Des gouvernements partageant certaines conceptions de la famille, de la santé reproductive et de l’avortement ont choisi de coordonner leurs positions en dehors d’une négociation universelle, tout en s’engageant explicitement à agir conjointement dans les enceintes multilatérales pour porter leurs revendications. Le texte a ensuite été transmis à l’ONU comme document de l’Assemblée générale (A/75/626). La coalition extérieure devient ainsi un instrument destiné à peser sur l’agenda de l’AGNU.  

Enfin, les dispositifs ad hoc de gestion des crises accentuent cette tendance. Bien qu’il fasse plus concurrence au Conseil de Sécurité qu’à l’AGNU, le Conseil de la paix promu par Donald Trump illustre une logique consistant à privilégier un mécanisme spécifique placé sous l’impulsion des puissances directement engagées plutôt que les institutions universelles compétentes. Le coût de cette efficacité supposée réside cependant dans la représentativité : les États qui ne participent pas au dispositif sont placés devant des arrangements négociés ailleurs.  

![](https://firebasestorage.googleapis.com/v0/b/memory-conference.firebasestorage.app/o/prod%2FBfyDFv5o0CJpQ8yzeNu0%2FprojectsMedias%2FoHlWfdy7ua5hO5ZRwuzr%2FwysiwygMedias%2F54f9715d-8df8-4c7e-a23a-7b30a2f28e49.png?alt=media&token=fb97b7c3-a8d9-4c15-aa7d-85e8add0cecf)_Etats-Unis d'Amérique, Washington DC 19 février 2026, Conférence pour la paix organisée à l'initiative du gouvernement états-unien. Shutterstock._ 

Ces différentes pratiques ne signifient donc pas la disparition de l’Assemblée générale. Elles invitent plutôt à distinguer sa centralité dans le travail diplomatique et sa centralité en matière de légitimation. La première s’érode : clubs, coalitions et réseaux plurilatéraux captent une part croissante de la définition des agendas, des pourparlers et de la production normative. La seconde demeure beaucoup plus résistante.  

### Des différentiels toujours à l’œuvre   

L’Assemblée générale, avec le Conseil de sécurité, le Conseil économique et social (ECOSOC), le Conseil de tutelle, la Cour internationale de justice (CIJ) et le Secrétariat, est l’un des six organes constitutifs des Nations Unies. Fonctionnant selon le principe démocratique « un État, une voix », elle incarne l’instance quasi universelle la plus représentative au monde. Elle comprend six grandes commissions thématiques : Désarmement et sécurité internationale – qui a permis l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (2017) ; Questions économiques et financières où se négocient les objectifs de développement durable (ODD) et les résolutions sur la dette des pays du Sud ; Questions sociales, humanitaires et culturelles qui a porté la déclaration des droits des peuples autochtones (2007) ou la résolution sur la protection des défenseurs des droits humains ; Questions politiques spéciales et décolonisation où s’est jouée la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud ou la question palestinienne ;  Questions administratives et budgétaires qui supervise notamment le financement des opérations de maintien de la paix ; Questions juridiques où sont discutés les projets de conventions internationales, comme la Convention sur les droits de l’enfant (1989).  

Comme le souligne [Guillaume Devin](https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100115350), l’Assemblée est à la fois « un organe complexe, un instrument politique et une fabrique du commun » (Devin, 2020, 11). Instrument politique : l’expression prend tout son sens quand on observe les moments où l’Assemblée devient un théâtre de gestes symboliques passionnés. Qui pourrait oublier Nikita Khrouchtchev frappant la tribune avec sa chaussure en 1960, Fidel Castro tenant un discours fleuve de 4 heures en 1960, ou Benjamin Netanyahou brandissant une carte d’Israël effaçant les frontières reconnues par l’ONU ? Dans ce dernier exemple, un gouvernant critique des Nations Unies fait lui-même de leur instance la plus représentative un lieu privilégié pour mieux les contester. Ces scènes révèlent une réalité plus profonde : l’Assemblée est un espace où les États trouvent une tribune pour accroître visibilité et existence.  

Pour les petits pays ou les Etats du « Sud global », l’Assemblée offre une légitimité internationale rare. Les États du Sud y voient une caisse de résonance pour leurs revendications. Dans le passé, l’enceinte fut privilégiée pour dénoncer le colonialisme ou encore l’apartheid. Le leader tanzanien Julius Nyerere déclarait en 1964, lors de la 19e session, que « Pour la première fois dans l’histoire, les petites nations ont un forum où elles peuvent parler sur un pied d’égalité avec les grandes puissances. Tel est le grand accomplissement des Nations Unies ». Aujourd’hui encore, elle reste un instrument privilégié pour amplifier les plaidoyers et engager des dynamiques normatives. C’est le cas le 4 septembre 2026 avec la résolution « Rééquilibrer la représentation cartographique mondiale et promouvoir une représentation équitable des régions du monde en particulier de l’Afrique » portée par le Togo. Ce texte privilégie la projection de Max Eckert (1906) par rapport à celle de Gerardus Mercator (1569) car présentant moins de distorsions et conférant à l’Afrique en particulier une représentation plus fidèle : « un acte de justice cognitive et de réparation mémorielle ». C’est aussi le cas pour la restitution des biens culturels à leur pays d’origine dans la Résolution 75/202 de 2021, laquelle encourage les musées et institutions occidentales à engager des négociations de bonne foi avec les États d’origine. Elle souligne également le lien entre acte de rendre ces pièces et principe de justice. Malgré les réticences, certains gouvernements et institutions en Europe ont signé des accords en vue de rendre des œuvres et des artefacts au Bénin (France), au Nigéria (Allemagne) ou à l’Ethiopie (Royaume-Uni) depuis son adoption. Il y a là enclenchement d’un processus relayé par d’autres institutions spécialisées comme l’UNESCO pour ce secteur.   

Par ailleurs, l’Assemblée cherche à renforcer sa fonction de monitoring quant aux conduites adoptées par les grandes puissances. En 2023, le Liechtenstein a fait adopter une résolution historique obligeant les membres permanents du Conseil de sécurité à justifier leur usage du droit de veto devant l’AGNU – une première qui place les « grands » non pas sous contrôle mais sous vigilance. Cette résolution, bien que symbolique, a contraint les États-Unis, la Russie ou la Chine à se justifier publiquement, montrant qu’ils ne pouvaient pas totalement ignorer l’Assemblée.  

De même, l’Assemblée a été à l’avant-garde de causes universelles. Porté par des pays non nucléaires comme l’Autriche ou le Costa Rica, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est adopté en 2017 malgré le boycott des grandes puissances nucléaires. En 2026, la reconnaissance de l’esclavage comme le plus grave crime contre l’humanité a été un autre moment important, initié par des pays africains et caribéens, illustrant la dynamique décoloniale de l’institution, non sans susciter des controverses sur une éventuelle hiérarchisation des crimes. Ou encore, en 2025, 142 États ont voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine comme État membre, malgré le veto américain au Conseil de sécurité.   

![https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/04/UN\_working\_group\_on\_nuclear\_disarmament%2C\_May\_2016.jpg/1280px-UN\_working\_group\_on\_nuclear\_disarmament%2C\_May\_2016.jpg?utm\_source=fr.wikipedia.org&utm\_campaign=imageinfo&utm\_content=thumbnail?download](https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/04/UN_working_group_on_nuclear_disarmament%2C_May_2016.jpg/1280px-UN_working_group_on_nuclear_disarmament%2C_May_2016.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=imageinfo&utm_content=thumbnail?download)_Les États membres de l'ONU débattent de l'idée d'un traité d'interdiction des armes nucléaires à Genève en mai 2016. [Wikicommons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:UN_working_group_on_nuclear_disarmament,_May_2016.jpg)._ 

Enfin, l’Assemblée est le lieu où s’élabore un sens du commun. Les déclarations et résolutions, même non contraignantes, produisent des effets concrets : « Du développement aux droits de l’homme en passant par le désarmement, les migrations, les opérations de paix ou la justice internationale, les divergences et les ambiguïtés sont nombreuses, mais l’Assemblée constitue le creuset de références communes. Elle les bâtit, session après session, depuis 75 ans, non sans contradictions. Certains y croient plus que d’autres. Les postures varient selon les contextes. Mais même les plus critiques ne peuvent pas s’en défaire facilement, et tous les États y sont attentifs. Une proposition d’un jour peut devenir une convention pour toujours : la vigilance est de mise. » (Devin, Ibid., 14). On a en tête la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) ou le Traité sur le commerce des armes (2013). Mais un autre aspect de son rôle se manifeste à travers sa capacité à saisir la Cour internationale de justice sur des points de droit. Ces saisines permettent de clarifier indirectement les obligations des États. Ce fut le cas pour le changement climatique (avis consultatif du 23 juillet 2025 de la CIJ) ou de la situation des territoires occupés dans le conflit israélo-palestinien (avis consultatif du 19 juillet 2024 de la CIJ). C’est bien l’AGNU qui est à l’origine de ces procédures.  

En d’autres termes, l’AGNU reste sans équivalent lorsqu’il s’agit de conférer une portée universelle à une norme, de mesurer l’état des rapports de force diplomatiques ou de rendre visible l’existence d’une majorité internationale. La transformation contemporaine pourrait ainsi être formulée comme le passage d’une centralité génératrice, dans laquelle l‘AGNU en particulier était conçue comme l’un des lieux privilégiés de production du multilatéralisme, à une centralité légitimatrice, dans laquelle elle accueille, conteste ou avalise de plus en plus souvent des initiatives élaborées dans d’autres composantes de l’archipel multilatéral.  

### Quel rôle après la succession d’Antonio Guterres ?  

Planera au-dessus des discussions de cette 81e session, la compétition pour succéder à António Guterres. Ivonne A-Baki (Tonga), Michelle Bachelet (Chili mais désormais soutenue par le Brésil et le Mexique), María Fernanda Espinosa (Antigua-et-Barbuda) , Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Olara Otunnu (Ouganda), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana), Macky Sall (Burundi) sont en lice. L’hypothèse d’une première femme Secrétaire générale pèse fortement sur le processus, mais le genre paraît moins déterminant que la capacité à échapper au veto de l’un des membres permanents. Les premiers votes indicatifs restent secrets. Il serait donc prématuré d’attribuer publiquement une position arrêtée à chacun de ces-derniers. On sait néanmoins que M. Bachelet rencontre une forte hostilité des États-Unis, tandis que R. Grynspan et R. Grossi apparaissent pour l’instant comme les profils ayant la meilleure compatibilité avec les membres permanents.

La compétition révèle surtout plusieurs conceptions possibles de la fonction. Certaines candidatures valorisent moins un leadership normatif qu’une capacité de médiation entre puissances désormais profondément divisées. Dans un système international marqué par l’illibéralisme, les récits civilisationnels concurrents et la fragmentation normative, le profil recherché pourrait donc être moins celui d’un entrepreneur de normes que celui d’un médiateur pragmatique, psychologiquement résilient, et capable de parler à tous. L’enjeu décisif pour l’AGNU sera alors de savoir si un multilatéralisme de coexistence - qui semble l’emporter par rapport à un multilatéralisme de la convergence normative, notamment en matière de droits humains - en fait seulement une enceinte de légitimation ou lui restitue des fonctions plus larges.  

Mais au-delà de la conjoncture, n’oublions pas que comme un phare dans la tempête, l’Assemblée générale, mal aimée et critiquée, demeure pourtant le plus grand forum où l’humanité tente, malgré tout, de faire émerger des lignes partagées. Elle est le lieu où le commun se construit, non pas de façon spontanée, mais par la volonté de pérenniser le dialogue. La désaffection des Etats est, par conséquent, l’un des plus grands périls qui pèse sur l’organe onusien. Dans The Lighthhouse, Virginia Woolf écrit : « Le phare brillait là-bas, stable et immuable, comme un symbole d’espoir et de persévérance, alors même que les vagues se brisaient contre les rochers. Il était là (…). Il brillait pour ceux qui en avaient besoin, même s’ils ne le voyaient pas toujours. » Mais les Etats le distinguent-ils encore ? Ce sera trop demander à la personne qui succédera à Antonio Guterres d’assurer à elle seule la fonction de gardien ou de gardienne du phare. Si les Etats n’attisent pas la flamme, quelles que soient leurs rangs, l’action demeurera vaine.

_**Pour aller plus loin**_

G. Devin, F. Petiteville et S. Tordjman. [_L’Assemblée générale des Nations unies : Là où le monde se parle depuis 75 ans_](https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100115350). Paris, Presses de Sciences Po, 2020.   

Ramel F., [_L'espace mondial_](https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100469430), Paris, Presses de Sciences Po, 2024.

### Thématique
`#Géopolitique` 

**Licence :** `#CC-BY-ND (Attribution, Pas de modification)` 

**Langue :** `#Français` 



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